La
diplomatie américaine nous annonce pour le 02 septembre 2010 la reprise
des pourparlers de paix directs entre
Palestiniens et Israéliens. On se souviendra que ces négociations
autour du quartet (ONU, Russie, Etats-Unis et Union européenne) ont été
gelées depuis décembre 2008 suite à l'offensive
israélienne de grande ampleur sur la bande de Gaza. Depuis lors, la
population de Gaza continue de vivre le blocus de l’armée israélienne,
sans eau ni électricité, les vivres et les médicaments
se font rares. Difficilement, la communauté internationale tente de
leur faire acheminer l’assistance humanitaire avec souvent le péril que
cela représente. On se souviendra ici du raid de Tsahal
le 31 mai 2010 contre la flottille turque transportant des vivres et
des médicaments. Tirs de roquettes contre blocus maritime et frappes
aériennes, Palestiniens et Israéliens se regardent en
chiens de faïence et continuent de s’affronter malgré le sinistre et
le désespoir des populations vulnérables. Cependant, dans un contexte
conflictuel qui multiplie à la fois compassions
médiatiques, intérêts géostratégiques, actions humanitaires et non
indifférence de la part de la communauté internationale notamment, la
reprise des négociations entre les deux camps laissera un
temps d’espoir aux deux peuples profondément meurtris.
Un jour d’avril 2009, au cours d’un entretien qu’il avait bien voulu nous accorder, Avraham Nir, alors ambassadeur d’Israël au Cameroun, nous confiait que « la guerre en Palestine est une guerre des ultras ». Aujourd’hui plus que jamais ces propos ont leur sens dans cette tragédie orientale qui dure voilà plus de 60 ans. Les ultras palestiniens contre les ultras israéliens ; le Hamas contre la droite israélienne. D’un côté les irrédentistes du Hamas qui s’obstinent à ne pas reconnaitre l’Etat d’Israël. De l’autre côté, les nationalistes israéliens qui galvaudent l’option militaire comme alternative à la crise avec ces images de chars tirant sur des enfants qui leur jettent des cailloux. La guerre de Palestine, c’est tout simplement la guerre des ultras. Avigdor Libermann ce n’est pas mieux pour la paix que ne l’est Khaled Mechal. Deux camps d’irréductibles qui refusent de saisir la seule chance que leur offre l’histoire pour faire la paix. Aujourd’hui, plus que jamais, la solution la plus viable demeure celle de deux Etats, palestinien et israélien, vivant côte à côte. La géographie les y contraint. Israël n’aura jamais la paix dont il rêve si à côté vivent dans la promiscuité et sans terres des millions de Palestiniens. Autrement les tirs de roquettes ne s’arrêteront jamais. Ni la Palestine (encore moins le Hamas), ni les Arabes ne pourront remonter l’histoire ou contester la réalité en niant l’existence d’Israël. Autrement les blocus maritimes et les raids aériens continueront de les sevrer de cette paix à laquelle ils aspirent tant.
Le défi pour le quartet ce 02 septembre, c’est de faire en sorte que ce sommet ne soit pas un autre de trop. D'ores et déjà le Hamas déclare que ces pourparlers directs et leurs conséquences n’engagent pas le peuple palestinien. Mais les quatre pourront-ils convaincre les ultras israéliens et palestiniens ? Sauront-ils leur faire comprendre que la paix dans la région passe par l’érection d’un autre Etat à côté d’Israël qui devra être reconnu par toutes les tendances palestiniennes ? Les hommes politiques n’ont d’ailleurs pas le choix, en tout cas s’ils ont à cœur le drame des Gazaouis et des Israéliens habitant les villes transfrontalières.
Un jour d’avril 2009, au cours d’un entretien qu’il avait bien voulu nous accorder, Avraham Nir, alors ambassadeur d’Israël au Cameroun, nous confiait que « la guerre en Palestine est une guerre des ultras ». Aujourd’hui plus que jamais ces propos ont leur sens dans cette tragédie orientale qui dure voilà plus de 60 ans. Les ultras palestiniens contre les ultras israéliens ; le Hamas contre la droite israélienne. D’un côté les irrédentistes du Hamas qui s’obstinent à ne pas reconnaitre l’Etat d’Israël. De l’autre côté, les nationalistes israéliens qui galvaudent l’option militaire comme alternative à la crise avec ces images de chars tirant sur des enfants qui leur jettent des cailloux. La guerre de Palestine, c’est tout simplement la guerre des ultras. Avigdor Libermann ce n’est pas mieux pour la paix que ne l’est Khaled Mechal. Deux camps d’irréductibles qui refusent de saisir la seule chance que leur offre l’histoire pour faire la paix. Aujourd’hui, plus que jamais, la solution la plus viable demeure celle de deux Etats, palestinien et israélien, vivant côte à côte. La géographie les y contraint. Israël n’aura jamais la paix dont il rêve si à côté vivent dans la promiscuité et sans terres des millions de Palestiniens. Autrement les tirs de roquettes ne s’arrêteront jamais. Ni la Palestine (encore moins le Hamas), ni les Arabes ne pourront remonter l’histoire ou contester la réalité en niant l’existence d’Israël. Autrement les blocus maritimes et les raids aériens continueront de les sevrer de cette paix à laquelle ils aspirent tant.
Le défi pour le quartet ce 02 septembre, c’est de faire en sorte que ce sommet ne soit pas un autre de trop. D'ores et déjà le Hamas déclare que ces pourparlers directs et leurs conséquences n’engagent pas le peuple palestinien. Mais les quatre pourront-ils convaincre les ultras israéliens et palestiniens ? Sauront-ils leur faire comprendre que la paix dans la région passe par l’érection d’un autre Etat à côté d’Israël qui devra être reconnu par toutes les tendances palestiniennes ? Les hommes politiques n’ont d’ailleurs pas le choix, en tout cas s’ils ont à cœur le drame des Gazaouis et des Israéliens habitant les villes transfrontalières.